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Le bruit
Le Maire dispose de nombreux moyens législatifs
et réglementaires pour lutter contre le bruit.
L’inaction en la matière peut générer
des condamnations à son encontre ou contre la Collectivité
:
- Insuffisance de réglementation de lutte contre
la pollution sonore dans la Commune (Tribunal de Police
de Lons le Saulnier, 15/11/1991).
- Absence d’action pour limiter les nuisances sonores
émanant des salles municipales ou de bâtiments
communaux, que ce soit en violation du règlement
sanitaire départemental ou en raison d’une infraction
pour tapage nocturne (CA Rennes 11/07/1991).
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- Responsabilité civile et protection juridique des
agents, Lois du 13/07/1983 et 16/12/1996. Lu dans la Gazette
1)
Une Collectivité ayant accordé protection
juridique à son agent, ne peut pas, par décision
du Conseil, lui retirer cette protection statutaire plus
de deux ans plus tard, ni émettre au titre de recette
pour les frais pris en charge par la Collectivité
(Ville de Nîmes / Secrétaire Général).
Cet
arrêt permet de comprendre l’intérêt
de la souscription d’un contrat de responsabilité
civile et de protection juridique personnel des agents.
a)
Ce contrat permet d’éviter certains problèmes
en cas de conflit entre l’agent et les Elus.
b) La souscription d’un contrat d’assurance par la Collectivité
au profit de ses agents, peut avoir un avantage :
l’absence de recours ultérieur. De quoi s’agit-il ?
Supposons
un agent attaqué personnellement, ne réussissant
pas à se faire défendre par la Collectivité,
et ayant souscrit à titre personnel, un contrat
de responsabilité civile et de protection juridique
personnel pour une faute non détachable.
L’agent
est condamné, mais le Juge n’estime pas la faute
détachable du Service. L’assureur de l’agent, subrogé
dans ses droits, pourra alors effectuer un recours contre
la Collectivité employeur au titre des Lois de
1983 et 1996.
Si
l’agent est encore employé par la Collectivité,
ce recours de l’assureur peut détériorer
encore plus ses relations avec son employeur.
2)
Tribunal des conflits – Falsification d’un POS
La
juridiction administrative est incompétente pour
statuer après la condamnation pour délit
en faux en écriture publique, lorsqu’un technicien
de la DDE agissant sur instruction du Maire et en accord
avec son supérieur hiérarchique, à
participer à la falsification d’un POS.
Toutefois,
les juges ont estimé que cette faute pénale
restait attachée à la fonction. En conséquence,
les dommages et intérêts seront à
la charge de l’employeur (Tribunal des Conflits, 19/10/1998,
Préfet du Tarn).
13
– BOGUE DE L’AN 2000
Attention,
les assureurs imposent de plus en plus souvent une exclusion
à ce sujet tant en dommages aux biens qu’en responsabilité
civile.
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