Les taux
d'assurance construction sont très fluctuants,
et dépendront notamment des caractéristiques
de la construction. Or, une Collectivité peut être
amenée à construire une école, une
usine relais, des thermes, un opéra...
Cette hétérogénéité
des opérations peut empêcher les assureurs
de remettre une tarification unique pour l'ensemble des
opérations à venir.
Il pourrait être souhaitable que chaque marché
d'assurance de construction soit considéré
comme une opération (donc un marché) distincte.
Cette proposition n'a pas été avalisée
à ce jour.
17)
SYNTHESE
- Regrouper
tous les contrats (y compris la prévoyance du personnel)
afin de constituer des marchés distincts.
- Admettre qu'un cahier
des charges nécessite du temps pour être
rédigé. Le Cahier des charges devra être
précis afin d'obtenir des offres homogènes
et une note de couverture précise.
- Saisir la Commission
d'Appel d'Offres si un Marché est supérieur
à 700 000 F T.T.C.
- Exclure autant que
possible toutes procédures restreintes ou ouvertes
(sous réserve des incertitudes européennes).
- Eviter de confier
une mission d'assistance au Maître de l'ouvrage
à l'intermédiaire qui gérera le contrat.
- Consulter le marché
de l'assurance et les intermédiaires.
- Respecter l'égalité
de traitement entre les différents postulants.
Il est rappelé que toute réponse donnée
à un candidat doit être communiquée
aux autres candidats.
- Définir des
critères de choix (la jurisprudence exclue le facteur
de proximité).
- Notifier au plus
vite le contrat.
- Mettre en place des
tableaux de bord pour penser à présenter
le dossier à la Commission d'Appel d'Offres en
cas de modifications contractuelles ou de majoration de
la prime de plus de 5%.
- Exiger régulièrement
des états triennaux de sinistralité de la
part de l'assureur pour suivre l'évolution du rapport
sinistre/prime et chercher à anticiper une résiliation
du contrat par l'apériteur ou un coassureur.
- Déterminer
avant la date ferme du contrat, le moment opportun pour
relancer une consultation.
18)
CONCLUSION
Vous pouvez le
constater, les Services se posent de nombreuses questions,
qui pour certaines, risquent de rester sans réponse
en l'attente de jurisprudence, si les Elus n'incitent
pas à la création d'un groupe de travail
et de réflexion.
Il est d'autant plus
urgent d'entamer un débat dans la mesure où
il existe des risques pénaux de délit de
favoritisme, de saucissonnage...
Les textes reconnaissent
pour partie la spécificité du marché
de l'assurance. Il sera nécessaire d'aller jusqu'au
bout de cette logique pour éviter de graves risques
de perturbations de la préparation ou de l'exécution
budgétaire.
Des solutions sont
envisageables, mais on ne connaît pas l'attitude
du juge administratif qui, dans un premier temps, ignorera
tout de la spécificité de l'assurance.
On peut s'interroger
si le contrat d'assurance restera un contrat de droit
privé ou s'il deviendra un contrat de droit public.