Ce sont donc
les intermédiaires d’assurance (agents ou courtiers)
qui répondront à l'appel à concurrence.
Il parait dès lors nécessaire de lancer
une consultation à intermédiaire et à
société d'assurance.
Il n'est pas défini si une seule consultation ou
deux consultations distinctes doivent être réalisées.
8)
LA COASSURANCE
Pour des raisons
de réassurance notamment, les Sociétés
d'Assurance ne désirent pas systématiquement
garantir 100 % du risque. Dans ce cas, la Société
apéritrice (le chef de file) cherchera des coassureurs
(des cocontractants) pour garantir 100 % du risque.
Or, l'usage du marché de l'assurance, veut que
la coassurance ne soit cherchée et connue qu'après
avoir désigné l'apériteur.
Les Sociétés d'assurance n'ont pas la volonté
dès le départ de se former en groupement.
Le rejet d'offre ne présentant pas 100 % de coassurance,
peut être préjudiciable pour la Collectivité.
On constate souvent, que les mieux disants ne proposent
pas une apérition à 100% (dommages aux biens
et responsabilité civile principalement).
Mais, les Services des Marchés exigent que l'ensemble
des contractants soit connu avant la désignation
du lauréat.
Il faudra tenir compte à terme de ce particularisme.
9)
L’ACTE D'ENGAGEMENT ET LA PROPOSITION D'ASSURANCE
Un débat
est ouvert pour savoir si la proposition d'assurance,
surtout si aucune prime n'est payée avant la signature
du contrat, engage réellement la Société
d'assurance, dans la mesure où celle-ci, doit remettre
un projet complet, avant de délivrer une note de
couverture justifiant la coassurance à 100 %.
Il faut éventuellement
relativiser le poids de l'acte d'engagement et exiger
au plus vite, une fois le choix fait, une note de couverture
(article L 112.2 du CA).
Nous estimons que la
note de couverture, si elle est suffisamment précise,
acquiert un poids juridique "comparable" à l'acte
d'engagement.
10)
LA NOTE DE COUVERTURE ET LA NOTIFICATION DU MARCHE
=> La note de
couverture (avant contrat) prouve l'engagement de la Société
d'assurance, l'accord des parties, en l'attente de la
signature du contrat définitif. Suivant le cas,
elle peut être considérée comme un
pré-contrat ou comme un contrat. Il apparaît
alors nécessaire de rédiger un cahier des
charges précis et ferme.
Le jour de la signature
du contrat, cette note de couverture disparaîtra
pour laisser la place au contrat définitif signé.
Seul le contrat signé fera foi entre les parties.
En conséquence,
il est important de veiller à la rédaction
de la note de couverture, et au respect des engagements
de l'assureur dans la rédaction du contrat final.