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1) Procédure
L'article
L 2122-22-6 du Code général des Collectivités
Territoriales (ancien article L 122-20-6 du Code des Communes)
permettant au Conseil Municipal de donner au Maire, délégation
pour souscrire un contrat d'assurance, doit être
analysé restrictivement.
La
Cour de Cassation a annulé le financement par une
Ville, d'un contrat d'assurance scolaire souscrit par
une association de parents d'élèves.
Cette délégation ne peut porter que sur
des contrats d'assurance souscrits pour l'intérêt
direct de la Commune, c'est à dire destinés
à assurer exclusivement la couverture des risques
incombant à la Commune, ou dont elle peut être
déclarée responsable. Cour de Cassation,
1ère CH CIV 27/03/1996. Préfet de l'Hérault/Commune
d'Agde.
2) Souscription
d'assurance de la responsabilité civile personnelle
des agents et financement par réponse ministérielle
n°41 538 du 08/04/1991, JO AN du 23/03/1992.
Le
Ministre de l'Intérieur précise à
M. FALALA que toutes assurances souscrites pour défendre
et prendre en charge les condamnations mises aux dépens
d'un agent, dans le cadre de l'article 11 de la Loi du
13/07/1983, peuvent être souscrites et financées
par une Collectivité Publique.
Nous vous rappelons
:
- que la Loi du
16/12/1996 a étendu la garantie statutaire à
la défense pénale,
- que la souscription
d'une telle police peut permettre de créer un contre
pouvoir en cas de conflit d'intérêt, lorsque
des agents et des Elus sont attaqués,
- que la couverture
de la seule défense pénale pour faute non
détachable de la fonction nous parait insuffisante
(exemple GMF - MGPCL),
- qu'une surprime
marginale peut-être négociée en cas
de faute détachable.
A notre sens, cette
surprime devrait, en respect des règles de la comptabilité
publique être financée par l'agent
3) Grutage
et responsabilité pénale personnelle
L'absence de définitions
particulières de consignes de sécurité
est à même d'engager la responsabilité
pénale personnelle.
Un bateau est déposé
sur un ber pour permettre à son propriétaire
d'effectuer pendant plusieurs jours des opérations
d'entretien et de réparation. Afin
d'améliorer la stabilité du voilier, le
propriétaire attache une drisse de mat à
un arbre.
Quatre jours plus tard,
le propriétaire du bateau demande à la capitainerie
qu'un grutier remette le bateau à quai.
Pour des raisons financières,
le propriétaire ne demande pas l'assistance d'un
deuxième agent du Port. Le propriétaire
du bateau oublie l'existence de la drisse attachée
à l'arbre. Le grutier ne la remarque pas. Le propriétaire
du bateau assiste le grutier dans les opérations
de déplacements. Tous deux tournent le dos au bateau.
Leur attention est concentrée sur les problèmes
de circulation. Le bruit du moteur leur interdit d'entendre
les avertissements des témoins.
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